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Portraits

Ici, le collage accompagne le dessin. Il m’arrive de ne pas être satisfaite d’une expérimentation. Dans ce cas, je laisse reposer mais je n’abandonne jamais. Je sais qu’une idée germera à un moment ou à un autre. J’aime accueillir l’accident, il est toujours pour moi générateur d’idées, d’envies, de nouveaux essais… Ainsi je colle, je badigeonne, j’arrache, je griffe, je recolle, puis je dessine ou bien encore je colle par-dessus une partie du dessin. En fait, je ne m’interdis rien. J’aime tellement l’expérimentation et déteste tant repasser perpétuellement sur les mêmes traces.
Ici aussi, mon désir profond est de réussir à associer la précision de mon trait à la richesse des matières.

Alix Colmant Artiste Plasticienne

Une promenade dans l'univers de mon dessin, portrait de mon ami Joël

Ici mon catalogue  en pdf

Le stylo-bille sur toile est arrivé après le dessin au crayon graphite. C’est toujours du dessin, mais j’avais envie d’expérimenter une technique un peu différente et un tout autre support.
Le stylo-bille sur toile, c’est techniquement plus compliqué que le graphite sur papier. Contrairement au graphite qui est riche de multiples valeurs (du crayon sec au crayon le plus gras), le stylo bille est unique, à peine trois épaisseurs de mine différentes. J’ai donc retrouvé mon savoir-faire à la plume pour créer le modelé :  revenir plusieurs fois sur la même surface pour ajouter du noir, garder la main très légère pour une surface claire.
La toile non plus n’est pas la surface idéale pour le stylo-bille : granuleuse elle réclame beaucoup d’efforts pour rendre un modelé subtil. Mais je n’aime ni la facilité, ni me sentir dans la répétition, alors j’expérimente autant que possible de nouvelles voies …
Par contre, je garde le plaisir de la volute, de l’enroulement et de la précision du trait.

Ces portraits sont des personnes proches de moi, amis, famille, quand ce n’est pas moi-même ; simplement parce que ces visages sont à ma disposition. Quand l’envie, l’idée d’un nouveau travail me vient, peu importe le sujet, il me faut le commencer au plus vite. Alors, c’est tellement commode d’utiliser l’image de ses proches. Pour l’autoportrait, s’y ajoute la certitude que le sujet ne sera pas surpris voire déçu de mes expérimentations picturales. Parfois, je me tourne vers des personnages connus que j'aime bien mais surtout, dont j'aime le visage, les expressions, les yeux.

Pour l’artiste, réaliser un portrait, c’est étudier, décrypter, mesurer le visage de l’autre. L’exercice du dessin minutieux me permet ce voyage dans la physionomie du modèle. Je n’aborde pas le visage de l’autre dans une simple logique de reconnaissance, je l’étudie, l’observe attentivement et me confronte à l’autre véritable, celui qui m’est irréductiblement étranger, que je découvre dans sa profonde altérité. Car la question posée par l’art du portrait est celle de l’altérité qui, fondant la distance, crée à la fois les conditions de la représentation et de la relation.
Lorsque c’est un autoportrait, il est quelque part toujours un peu question d’altérité puisque jamais on ne connait réellement son propre visage.
A partir de ce que nous montre l’art, il est peut-être possible de se poser la question de l’individu. La pratique du portrait raconte, cristallise la rencontre avec l’autre. C’est aussi se confronter à l’intime, à la mémoire, à l’émotion, car il montre la vérité du sujet, de l’humain. Nous découvrons au travers du portrait ce que nous ne voyons pas. L’œuvre devient médium donnant accès à une autre réalité, invisible aux yeux du quotidien. Le portrait est alors une mise en présence de cette réalité humaine.

Alix Colmant Artiste Plasticienne

Alix Colmant Artiste Plasticienne

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Stylo-bille et Encre sur toile